Exercer un métier qu’on n’aime pas, est-ce de la prostitution ?


Certains qualifient de prostitution le fait d’exercer un métier qui ne nous plait pas.

Personnellement, je trouve ce terme de « prostitution » un peu exagéré. Le dictionnaire Larousse en donne la définition littéraire suivante : « ‘action de prostituer : avilir, dégrader quelque chose de respectable ».

Exercer un travail qui ne nous plait pas est-il un acte dégradant ? N’est-ce pas là aussi une croyance limitante, plutôt que de se dire : je fais, ou j’ai fait ce travail à cet instant T en fonction de mes besoins, connaissances et niveau de conscience que j’ai ou avais à ce moment là.

Dès lors, il n’y a pas de notion de trahison, de honte, de colère ou de regrets, qui sont des sentiments destructeurs et de manque d’amour envers soi. Et si nous faisions plutôt acte d’indulgence envers nous-mêmes (« nous-m’aime ») !

Tout est toujours juste sur notre chemin d’évolution, puisque cela répond à nos besoins et nos croyances du moment, lesquelles sont souvent l’oeuvre de l’inconscient et traduisent toujours une intention de protéger une part de nous-mêmes.

Si, à un moment donné, cela ne nous convient plus, il est alors temps de retirer nos armures et de faire face à nos peurs pour avancer plus légèrement sur notre chemin.

« Le but EST le chemin » dit Lao-Tseu.