Aimons-nous vivants !


ToussaintC’est bientôt la Toussaint, la fête annuelle de tous les saints !  Mais qui fêtons-nous en réalité le 1er novembre ?  Les Saints ?  Pas exactement, l’usage veut que nous rendions hommage à nos défunts, dont, pour rappel, la « fête » est effectivement le 2 novembre et non le 1er.

Et si nos chers disparus étaient partis rejoindre la sphère céleste où se trouvent les Saints que nous fêtons à chaque jour du calendrier ? Imaginez une grande fête, un rassemblement de tous ces êtres qui avaient choisi de venir faire une expérience sur Terre, et s’en étaient retournés là où n’existe que paix, joie et amour.

Bien sûr, tous nos défunts n’étaient pas des saints, tout comme nous ne le sommes pas non plus ici-bas. Nous avons nos travers, nos zones d’ombre, nos personnalités avec leurs conflits intérieurs, qui se traduisent souvent par des conflits dans notre entourage ou dans notre famille.

Et lorsqu’un membre de cette famille vient à décéder, certains d’entre nous sont pris de regrets : regrets de ne pas avoir pu pacifier un conflit, regret de ne pas avoir réussi à vivre une relation harmonieuse avec lui, regret de ne pas avoir pu lui dire « je t’aime ».

J’ai dernièrement été témoin de ce trouble, alors que j’assistais aux funérailles d’un membre de ma famille.

Lorsqu’un proche avec qui ils étaient en conflit vient à décéder, certains d’entre nous sont étonnés de ressentir à l’intérieur d’eux cette petite étincelle d’amour qu’ils maintenaient cachée, étouffée par leurs ressentiments, leurs colères, leur incapacité à pardonner.  Leur corps leur révèle alors par des larmes incontrôlées les regrets de cet amour perdu.  Ayant choisi d’ignorer cette petite flamme à l’intérieur d’eux, ils avaient préféré vivre la fierté de la souffrance, plutôt que de lâcher prise, ou mieux d’aller à la rencontre de l’autre pour tenter une réconciliation.

Etreinte

N’attendons pas que nos proches disparaissent pour leur dire que nous les aimons.  Baissons la garde  de notre égo et osons aller à leur rencontre, dans l’accueil et l’ouverture.  Acceptons-les tels qu’ils sont, autorisons-nous à leur pardonner ou leur demander pardon.  Faisons-nous la paix.

Aimons-nous vivants, maintenant, comme le chantait si bien François Valéry.

Alors, oui fêtons la Toussaint, fêtons nos morts et nos saints.  Et surtout fêtons-nous vivants !

Comme une envie de dire « je t’aime »
Quand on est au bout de soi-même
Quand il n’y a plus aucune raison de le cacher
Comme une envie de rêver tout haut
Te dire enfin les mots qu’il faut
Les mots faciles qui ont le pouvoir de déranger

Et ce soir
Je veux briser les ponts
Du silence
Franchir le mur du son, le temps d’une chanson

Aimons-nous vivants
N’attendons pas que la mort nous trouve du talent
Aimons-nous vivants
S’il faut danser, je veux danser maintenant

Aimons-nous vivants

Aimons-nous debout
Faisons la paix, faisons l’amour entre nous
Aimons-nous surtout
Pour ne plus jamais, jamais vivre à genoux
Aimons-nous vivants

Combien de larmes et de sourires
De mots qu’on n’a pas osé dire?
Dieu que le silence est une arme qui fait souffrir

Combien d’amours inavouées ?
Combien de passions condamnées
Au nom de ceux qui ne pourront jamais en mourir ?
Mais ce soir
On va se dépasser
Faire la fête
Au nom de l’amitié, simplement pour chanter

Aimons-nous vivants
N’attendons pas que la mort nous trouve du talent
Aimons-nous vivants
S’il faut danser, je veux danser maintenant

Aimons-nous vivants

Je ne l’avais pas vu venir !


 

Rose trémière rose

Quand l’inattendu surgit contre toute attente, la vie nous rappelle à sa magie et nous invite à l’humilité devant sa souveraineté à la fois mystérieuse et prodigieuse.

Je suis en admiration devant les prouesses de jardinage de mon voisin, et de ses talents à créer un magnifique potager.  Ces dernières années, il l’avait soigné et avait réussi à récolter des légumes plus qu’il n’en fallait.  Il y a deux ans, j’avais même eu droit à quelques énormes courgettes en cadeau.

Je n’ai pas pour habitude de pousser ma curiosité jusqu’à répertorier les rangées de salades, poireaux ou autres légumes. Mais cette année, j’ai été un peu surprise, déçue même, de constater que mon voisin avait laissé son beau potager à l’abandon. Je n’ai pas cherché à en connaître les raisons, cela ne me regarde pas.

Toutefois, à chaque fois que je passais la tondeuse dans mon jardin cet été, un vague à l’âme me traversait lorsque mes yeux se dirigeaient vers ce bout de terrain laissé en friches.  Jusqu’il y a quelques jours, où mon regard fut attiré, de l’autre côté du grillage, par une superbe rose trémière rose, droite, majestueuse, royale ! Lire la suite

Quel rôle jouons-nous dans la vie ?


Je viens de vivre une aventure fabuleuse qui s’est achevée le week-end dernier, avec les trois représentations que nous avons données de notre pièce de théâtre, ou plutôt spectacle musical, dans lequel nous jouions chacun un personnage l’un plus délirant que l’autre.

Après le spectacle, nous nous amusions encore à nous taquiner à coup de quelques répliques bien appropriées aux situations réelles, comme si nous n’avions pas envie de quitter nos rôles trop vite.

Le plus comique fut qu’une des comédiennes, qui jouait le rôle d’une amnésique, a poursuivi un peu son rôle involontairement dans la vraie vie, en se trompant de chemin sur le retour !  Je lui ai déclaré, avec humour, que peut-être notre rôle finit-il par déteindre sur nous.

En vérité, y a-t-il vraiment une frontière entre la réalité et la « fiction » ? Lire la suite

Faire confiance à la force de vie


force de vie

Et voici revenus les devoirs d’automne au jardin ! Comme chaque année, à la fin de l’été, je commence à élaguer mes arbustes, sapins, noisetiers …

Je me décourage et en même temps m’émerveille de constater la puissance avec laquelle ces arbres poussent sur un an.  Et cette année, je trouve qu’ils s’en sont particulièrement donné à cœur joie !  Plus d’un mètre de croissance pour certains d’entre eux !

Par moments, je culpabilise de devoir couper net cet élan de vie.  Mais je me dis que, si je laisse trop faire, l’ombre prendra l’ascendant sur la lumière. De plus, cela risque de gêner mes voisins. Et comme mon leitmotiv est de maintenir un équilibre en tout et partout, il est de mon droit et même de mon devoir d’apporter des limites à ce qui pourrait devenir envahissant. Il s’agit d’écologie pure et simple. Lire la suite

Savons-nous bien communiquer ?


Couple, discussion, dispute

« Entre ce que je pense, ce que je veux dire,  ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous voulez entendre, ce que vous entendez, ce que vous croyez en comprendre, ce que vous voulez comprendre et ce que vous comprenez, il y a au moins neuf possibilités de ne pas se comprendre. »
Bernard Werber.

Nous sommes dans une ère où les outils de communication n’ont jamais été aussi à la pointe de la technologie : téléphones portables interactifs, Internet, réseaux sociaux, jeux en ligne, moyens de transport ultra rapides. Et pourtant la communication réelle entre les êtres est de plus en plus difficile, peut-être la conséquence de cette déshumanisation des rapports sociaux.

Nos jugements,  peurs et croyances, nos émotions non gérées et notre réactivité nous empêchent de nous comprendre véritablement.  Nous avons des difficultés à nous exprimer et des difficultés à écouter. Lire la suite

Se laisser transporter par la joie


Sauts de Joie

Vous rappelez-vous la dernière fois où vous vous êtes laissé aller librement à la joie, je veux dire laisser vraiment s’exprimer une joie authentique, sans retenue, sans peur de passer pour un énergumène ?

Je ne parle pas d’une joie artificielle, mais d’une vraie joie qui émane du fond du cœur.

Comme par exemple ces athlètes des jeux olympiques qui viennent de remporter une médaille, fruit d’années d’efforts et de persévérance enfin  récompensées ! Ou encore cette équipe de football remportant une coupe tant espérée. Certains vont exploser leur joie en se roulant et en faisant des culbutes sur la pelouse, en se serrant dans de chaleureuses accolades, mêlées de bonheur, de soulagement et de gratitude, parfois aussi accompagnées de larmes de joie.

Pour ma part, la dernière fois que j’ai explosé de joie sans peur du regard d’autrui, ce fut lorsque, il y a un peu plus d’un an, j’ai appris que j’allais être grand-mère ! Les circonstances étaient plutôt cocasses. Je venais de terminer une représentation théâtrale dans laquelle je jouais la personnification de la Peur, et à laquelle j’avais convié mes enfants.   Je me hâtai d’aller les rejoindre dans la cafétéria, sans avoir pris la peine de me changer ni de me démaquiller.   Lire la suite

Tout ça pour ça !


20160724_202642__bis

Combien de fois dans la vie n’avons-nous pas eu cette désagréable impression d’avoir fourni une montagne d’efforts pendant des semaines, des mois peut-être, pour un résultat que nous avons jugé trop fugace ?

Cet après midi, en me relaxant sur ma terrasse, étendue sur la chaise longue, mon regard s’est posé sur une imposante plante surplombant l’extrémité du parterre de fleurs, adossée au mur de la véranda.  Au-dessus d’une touffe de longues feuilles effilées jaillissant comme une fontaine, venaient d’éclore une poignée de délicates fleurs d’un rouge orange éclatant.  Ces minces hampes florales, rattachées par une frêle tige, semblent suspendues dans l’espace. On dirait une nuée de papillons venue se poser en couronne au-dessus du feuillage.

Je ne me rappelle plus du nom de ces fleurs.  J’en avais planté les oignons il y a deux ou trois ans.  J’avais eu envie de les déterrer car j’étais un peu déçue par autant de feuillage ne donnant au final que si peu de fleurs.  Tout ça pour ça, me disais-je !

Pourtant, je suis remplie de joie au contact de ces notes aériennes qui rythment la symphonie de mon parterre.  Et d’autant plus qu’elles viennent à la bonne hauteur taquiner la vitre de ma véranda, s’offrant ainsi à mon regard ravi depuis l’intérieur de la maison.

Vous rappelez-vous lorsque vous avez préparé minutieusement un repas festif, vous y avez mis tout votre cœur, passé des heures à sa confection, sans compter les courses dans les magasins pour sélectionner les meilleurs produits.  Vous avez particulièrement soigné la présentation, et avez mis un point d’honneur à décorer la table de tout votre art.  Mais le temps est passé si vite qu’il vous a déjà fallu  penser à débarrasser la table, vous occuper de la vaisselle, ranger, nettoyer …   Pourtant, le dîner fut exquis et vous avez pleinement profité de cet instant magique.

Lorsqu’on a travaillé longtemps sur un projet, un objectif,  un défi à réaliser, qu’on a semé nos graines ou planté nos bulbes, avec de la patience et de la persévérance, on finit par en récolter les fruits et savourer le résultat. Et même s’il est éphémère, ou encore inférieur à notre attente, on en retire toujours quelque chose de positif.

C’est la richesse de ces instantanés de vie hauts en couleurs qui forge nos précieux souvenirs, nous remplit de joie et nous montre la beauté de la vie, nous faisant aussitôt oublier les efforts fournis ou les difficultés rencontrées pour atteindre les sommets.

 

Aimez-vous les uns les autres …


Coeurs bougies

 

Jésus a dit : « Aimez-vous les uns les autres ».

Aimez les autres comme vous vous aimez vous-même …

Mais comment vous aimez-vous ?

 

Soyez sincère avec vous-même, demandez-vous : est-ce que 

 

je m’accepte tel que je suis ?

j’accueille toutes les parts de moi, inconditionnellement ?

je me pardonne mes défauts ?

je me pardonne mes erreurs ?

je fais la paix en moi ?

je fais la paix avec mon passé ?

je prends soin de moi ?

je suis bienveillant envers moi ?

je reconnais mes faiblesses ?

je suis indulgent envers moi ?

je choisis de m’améliorer ?

je me remercie ?

je me connecte à mon ressenti ?

je me connecte à mon cœur ?

je me désidentifie de mon égo ?

je suis conscient de ma véritable nature profonde ?

je ne suis qu’un corps ou je suis aussi une âme ?

je ne suis ici que pour me réaliser

ou aussi pour aider les autres à se réaliser ?

je rayonne ma lumière et j’éclaire mon ombre ?

je m’aime vraiment ?

 

Est-ce que je comprends que l’autre, c’est soi ?

 

En hommage aux victimes de la tuerie de Nice ce 14 juillet 2016

 

Faire du neuf à partir de l’ancien


HPIM0064

Si vous vous trouvez comme moi, dans cette même partie du globe au climat dit « tempéré », vous souffrez sans doute depuis quelques semaines d’un crucial manque de rayonnement solaire – et donc de vitamine D.  Vous avez essuyé d’interminables averses de pluie, et peut-être même avez-vous subi des dommages causés par les inondations.

Tâchons de laisser tout cela derrière nous, et faisons du neuf à partir de l’ancien !

Car oui, ça y est, l’été est arrivé !  Après un printemps particulièrement humide cette année, nous attendons avec impatience l’arrivée des beaux jours pour venir enfin réchauffer notre climat morose.

Et, tant qu’à faire, suivons la tendance du moment qui est à la récupération : créer du neuf à partir de l’ancien, customiser un meuble antique, remettre au goût du jour un vieux vêtement, rajeunir un vieil engin pour en faire un nouvel objet décoratif.

C’est précisément ce que j’ai réalisé il y a quelques jours.  Il stagne dans mon jardin un vieux tracteur-tondeuse laissé à l’abandon depuis des années, entouré par de gigantesques orties qui tentaient de masquer du mieux qu’elles pouvaient la laideur de ce vieil engin.

Enfilant mes gants de jardinage, j’entrepris d’arracher ces envahisseuses, allant jusqu’à en déterrer les racines une à une.  C’est d’autant plus facile lorsque la terre est fraîche et humide !  L’horrible mastodonte découvert, je l’ai amoureusement recouvert d’une avalanche de fleurs estivales multicolores, le transformant en objet décoratif, et offrant ainsi un cachet du plus bel effet dans cette partie de mon jardin.

Le temps est peut-être venu pour vous aussi d’aller déterrer un vieux démon caché au fond de votre jardin intérieur, d’aller arracher les racines de vieilles croyances qui ne vous servent plus, et de transformer cette machine défectueuse et inutile en la couvrant d’un magnifique massif de pensées aux couleurs joyeuses.

Mais attention, la vigilance est de mise : ne laissez pas de petites souches invisibles à l’œil, bien cachées et enterrées, refaire surface et envahir à nouveau votre nouveau parterre fleuri, sous peine de voir vos efforts réduits à néant !

Bon, je reconnais que mes fleurs ont déjà subi depuis les assauts des récentes averses et la voracité des limaces … L’abondance est à double sens !  Le meilleur remède, selon moi : un apport maximal de  lumière et de chaleur.  Puissent vos cœurs en être inondés cet été !

Petit cadeau d’anniversaire


Flamme, énergie, fractal
En ce jour d’anniversaire, je me fais ce petit cadeau, ode à mon âme :

 

Aujourd’hui mon cœur est en fête

Un anniversaire ça se célèbre

 

Malgré les rides du fleuve

Qui traverse les montagnes

Vers son inéluctable destinée

Pour se jeter dans l’immensité

 

Il n’est plus le temps des soupirs

D’une jeunesse qui s’effrite

Où narguait le poids des souvenirs

D’un temps qui passe vite

 

Aujourd’hui je te couvre de mercis

Toi mon Ame d’avoir investi

En ce jour que tu as choisi

Le modeste corps que je suis

 

Je te laisse prendre ta place

Me réchauffer à ton feu

Pour que fonde la glace

Et que ma vie soit un jeu