Pour sortir du statut de victime

man-65049__180Il y a une quinzaine d’années, je participais à un déjeuner entre collègues, au cours duquel nous étions au cœur d’une discussion qui tournait autour de ce que les gens vivent en problèmes de toutes sortes : conflits relationnels, dettes d’argent, maladies, etc.   Ce jour-là, j’ai entendu dire, pour la première fois : « Ce sont les gens qui attirent à eux ce genre de situations, chacun crée sa réalité ».

 

Bien évidemment, je n’adhérais pas à cela. « Non, ce n’était pas possible, les « victimes » ne sont pas responsables de ce qui leur arrive ! » pensais-je. Il faut dire qu’à cette période, j’étais encore emplie de résistances et convaincue de ma « malchance » dans ce que je vivais de désagréable.  Pour moi, c’était clair que je « subissais » ces évènements, que je n’avais aucune prise sur eux et que ce n’était pas de ma faute si certaines personnes étaient malhonnêtes ou injustes envers moi.  « L’enfer c’est les autres », disait Jean-Paul Sartre.

 

Mais cette affirmation de ma collègue de l’époque a lentement fait son chemin dans ma quête de mieux-être. Je me suis rendu compte par la suite qu’elle voyait juste, qu’elle avait compris la plus importante loi universelle de la vie.  Peu de temps après ce déjeuner, j’appris que son mari était atteint d’un cancer des poumons.  Il avait dû suivre tous les traitements prescrits : chimiothérapie, rayons X.  Il a fini par vaincre la maladie, et je suis sûre que son épouse l’a merveilleusement bien aidé.  Elle savait que la meilleure attitude était d’accepter la réalité, de prendre sa responsabilité sur la maladie et de positiver. Bien des années plus tard, je demandai des nouvelles de son mari, ce dernier était toujours en rémission.

 

Certaines personnes se plaignent de vivre le pire, elles vivent toujours les situations les plus difficiles, estimant qu’elles sont les plus à plaindre. Elles recherchent ainsi à attirer la compassion car elles ont  besoin que les autres reconnaissent leur souffrance, qu’ils acceptent qu’elles souffrent alors qu’elles-mêmes ne peuvent l’accepter.

 

Lorsque nous résistons, cela signifie que nous refusons d’accepter la réalité, et c’est cela qui crée notre souffrance !

 

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