Partons à la chasse aux oeufs de Pâques

Que ce dimanche de Pâques vous apporte paix, joie, amour et que tous vos vœux soient exaucés !

 

Beau message, certes, et que l’on se répète à souhait lors de célébration de « fêtes » qui marquent une transition, une transformation, comme lors de la fête de Noël ou d’un anniversaire.

Au fond, quel est le véritable message de la fête de Pâques ?

Il est de coutume de dire que Jésus a souffert sur la Croix et s’est sacrifié pour l’humanité en portant ses péchés pour le salut de tous.  Mais quelle est la vraie signification de tout cela ?

D’abord, sachons que Jésus, appelé le « Fils de Dieu » et aussi le « Fils de l’Homme », nous rappelle que chaque être humain est à la fois fils de Dieu et fils d’un autre être humain, ou plutôt de deux. Ainsi, tout comme Jésus, chaque être humain porte aussi une essence à la fois divine et humaine. Nous ne sommes pas uniquement un corps de chair mais possédons également une âme reliée à l’essence divine, à l’Esprit de Dieu.

Ensuite, Dieu, à travers son fils Jésus, a voulu expérimenter toutes les facettes de l’incarnation, jusqu’à ses côtés les plus sombres, dans un seul but, nous rendre l’espoir d’une vie meilleure, à condition d’appliquer Sa Vérité, la Vérité universelle qui ne supporte aucune dérogation, sous peine de retomber dans des chemins de traverses.

Pourquoi Jésus est-il mort sur la croix ?

 

Ainsi Jésus a accepté de se faire trahir, de se laisser arrêter, juger et condamner injustement par d’autres qui voyaient en lui une menace. Il s’est laissé humilier, maltraiter, injurier en portant sa Croix sur le chemin de Golgotha. Jésus a tellement souffert qu’il a fini par croire que Dieu lui-même l’avait abandonné !

En se mettant à la place de n’importe quel être humain, Jésus a choisi d’expérimenter toutes les blessures les plus profondes et universelles de l’humanité, ce que nous nommons les blessures de l’âme : la trahison, le rejet, l’injustice, l’humiliation, la maltraitance et l’abandon.

Toutes ces souffrances, chacun de nous les portons, à des degrés divers. Elles sont les conséquences de nos « péchés », c’est-à-dire de nos émotions sociales égotiques, telles que la jalousie, le mépris, la frustration, le sentiment d’impuissance, la honte, la culpabilité, le déni, etc. Elles engendrent des comportements néfastes, comme la comparaison, le jugement, l’accusation, l’exclusion, la manipulation, la recherche de domination et de pouvoir.

Et si le but du sacrifice de Jésus Christ n’était pas, comme on le croit, de « racheter » les péchés du genre humain, mais de transcender toutes ces souffrances que nous perpétuons siècle après siècle et vie après vie.

Comment ? Quel exemple nous a-t-il montré, par quel moyen, qui soit en notre pouvoir, pouvons-nous transcender nos souffrances ? Par l’amour, par le pardon et par le lâcher-prise. Arrêtons déjà d’être durs envers nous-mêmes, de nous auto-flageller. Nous sommes parfois tellement exigeants envers nous-mêmes que nous faisons passer nos propres besoins aux oubliettes. Dieu ne nous demande pas d’être parfaits, mais de nous aimer, de nous pardonner, et de nous respecter.

Jésus nous a montré aussi le lâcher-prise : il n’a pas opposé de résistance à ses bourreaux, car il avait une foi totale en Dieu son Père. Il s’est complètement abandonné à la volonté de Dieu, car il savait qu’au bout du bout, il serait allégé de tous ses fardeaux et qu’il trouverait la paix et la vie éternelle. Il savait qu’il ressusciterait à la vie, tel le Phénix renait de ses cendres.

Oh bien sûr, il ne nous est pas demandé de passer par la mort physique, et de sacrifier notre vie ici-bas pour renaître de nos cendres … Quelle que soit la croix que nous portons, nous pouvons nous délester de nos fardeaux, et nous aussi faire confiance en Dieu, en la Vie, en l’Univers, en quelque chose de plus grand et de plus puissant que notre petit soi. Nous pouvons choisir de nous reconnecter à notre grand Soi, à notre Âme qui sait ce qui est bon pour nous et pour notre salut. Redevenons comme un enfant innocent, pur, un « agneau de Dieu ».

C’est alors que nous pouvons partir à la chasse aux œufs de Pâques : nous cueillerons joyeusement tous les petits cadeaux, parfois cachés, que Dieu place sur notre chemin !

 

Joyeuses Pâques et joyeuse cueillette à vous !

Patricia

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