Etes-vous résistants au virus de la grippe ?

Le virus de la grippe est normalement éliminé par notre système immunitaire avant que nous ne tombions malades … Mais pourquoi certaines personnes n’y résistent pas ?

Pourquoi les vaccins ne sont pas toujours efficaces 

Un vaccin n’est efficace que s’il correspond exactement au microbe qui nous infecte.

C’est l’OMS qui décide de la composition du vaccin, dans lequel sont regroupés 3 ou 4 virus.  Les laboratoires préparent les souches vaccinales qui seront envoyées aux producteurs de vaccins.

Une fois sur deux, les scientifiques se trompent en préparant les vaccins, six mois à l’avance.  Prédire la souche de grippe qui va dominer l’hiver prochain est compliqué. Il existe la grippe A, B et C, qui ont chacune des sous-catégories, et le virus peut lui même changer de visage en quelques mois. La souche de grippe A H3N2 de l’hiver 2005-2006 était différente de celle de 1968, qui s’appelait pourtant aussi A H3N2, et dont elle descendait !

Le dernier problème vient de notre système immunitaire : quand bien même vous auriez la « vraie » grippe (et non un simple rhume ou état grippal), et que par miracle votre vaccin ait contenu la bonne version de la bonne souche, encore faut-il que votre système immunitaire soit à la hauteur.  En effet, plus nous vieillissons, moins l’injection de vaccin provoque la fabrication d’anticorps, et donc de protection.

Nos résistances naturelles

La contre-attaque est menée par l’AMP (Adénosine monophosphate), nos antibiotiques naturels, sans risques de résistance ou d’effets secondaires indésirables. Cependant, nous avons besoin de vitamine D pour déclencher la production d’AMP, lors d’une attaque virale. Il est rare en hiver d’avoir assez de vitamine D circulante (la vitamine D est produite dans notre peau, à partir du cholestérol, sous l’effet de l’exposition directe aux rayons du soleil).

Vitamines C et E peuvent être utiles pour renforcer le système immunitaire, grâce à leur pouvoir anti-oxydant.

Pour avoir suffisamment de ressources pour nous défendre, les globules blancs ont besoin de magnésium.

On trouve différents dynamisants et énergisants d’origine naturelle tels que : le ginseng, le gingembre, le guarana, le propolis.

Enfin, toute une série d’aliments naturels doivent être consommés avant et pendant la grippe, pour aider votre corps à lutter contre l’infection.

Consommez davantage d’acides gras oméga-3

Les polyphénols du thé vert sont un puissant antiviral.

Les produits naturels les plus intéressants sont les flavanols, que l’on nomme aussi catéchines, et les proanthocyanidines que l’on appelle aussi tannins condensés.

Il y a des quantités importantes de catéchines dans les abricots, les haricots, les fèves, le raisin, les prunes, le vin, le cidre et surtout le chocolat et le thé. Les proanthocyanidines se rencontrent dans la pomme, le kaki, les baies, la pistache, le raisin, le vin, la bière, le cidre, le chocolat. Ils sont responsables de l’amertume ou astringence bien connue du kaki, de la bière, du vin ou du chocolat.

La canneberge (cranberry) est particulièrement riche en catéchines mais aussi en proanthocyanidines. En 2005 des chercheurs israéliens ont montré que les flavonoïdes de la canneberge empêchent les virus H1N1 et H3N2 d’infecter les cellules, notamment lorsque des doses répétées de canneberge sont administrées. (*)

Ne négligeons pas non plus le pouvoir anti-infectieux des huiles essentielles.  Pour ma part, j’utilise régulièrement l’huile essentielle de Saro, en prévention ou dès que je ressens des manifestations désagréables au niveau du nez ou de la gorge.  C’est une huile aux nombreuses vertus, principalement : immunostimulante, antivirale, antibactérienne, expectorante et neurotonique. Laissez fondre dans la bouche 2-3 gouttes sur un morceau de sucre, ou diluées dans une cc de miel, deux à trois fois par jour suivant besoin.  Vous pouvez également prendre de l’huile essentielle de Ravintsare (attention, ne pas confondre avec le Ravensara dont l’éventail des propriétés est moins large).

La meilleure prévention : une bonne hygiène de vie

Enfin, pour maintenir un bon système immunitaire, commencez par respecter une bonne hygiène de vie et un état sanitaire minimum, à savoir : se laver les mains régulièrement, aérer les locaux, respecter une quantité et une qualité suffisantes de sommeil, une alimentation saine et équilibrée, une bonne oxygénation des cellules (s’aérer, faire du sport), sans oublier d’apprendre à bien gérer son stress, une des causes principales de l’affaiblissement du système immunitaire.

 

(*) Cet article est en partie inspiré de la Lettre Santé et Nutrition du 20/01/15 de Jean-Marc Dupuis. 

Partagez:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *