Est-ce que tout va si mal ?

« Est-ce que tout va si mal, est-ce que rien ne va bien … »

Merci repasVous vous souvenez de la célèbre chanson de Stéphane Eicher « Déjeuner en paix » ?

A force d’écouter les mauvaises nouvelles dans les médias, ne devenons-nous pas contaminés par une vague de pessimisme et d’impuissance ? Beaucoup l’ont compris et ont délibérément choisi de ne plus y porter leur attention, voire même de se séparer carrément de leur poste de télévision.

Mais la plupart d’entre nous s’en nourrissent comme si nous cherchions ainsi à nous réconforter de notre propre désespoir. Cela apporte du piment fort dans nos conversations ou sur les réseaux sociaux, et excite notre esprit de jugement et de critique. Au pire, cela exacerbe des émotions destructrices de colère, de peur ou de tristesse, qui risquent de se retourner contre nous-mêmes et contre le reste du monde !

Ce sursaut de négativité qui finit par imprégner nos cellules, jusqu’au cœur de notre ADN, finit par nous rendre « malades ». Autant physiquement que psychiquement. Nous devenons des « éponges à émotions », ne sachant plus comment s’en protéger et préserver notre paix intérieure.

Je ne pense pas que la solution serait d’aller faire une retraite dans un monastère, ni d’aller vivre en reclus sur une île déserte ! Mais plutôt de modifier notre regard, ou plutôt la direction de notre regard.

Pourquoi ne pas plutôt diriger notre vision vers ce qu’il y a de beau autour de nous, les plus belles choses sont souvent les plus simples : une fleur, un coucher de soleil, un sourire, une parole affectueuse ou encourageante, le chant d’un oiseau. Retrouver le sourire émerveillé d’un enfant découvrant la magie de la vie.

Cet émerveillement intérieur signifie tout simplement avoir de la gratitude. Ce n’est pas juste dire merci, mais bien le ressentir jusqu’au plus profond de soi. Avoir de la gratitude pour toute les bonnes choses que la vie met à notre disposition :

un toit pour s’abriter, de l’électricité pour s’éclairer, une bonne santé, des jambes pour marcher, de l’eau courante, une aide inattendue, une information que nous attendions et qui tombe à pic, même la pluie qui lave nos routes et rend nos terres fertiles. La liste est infinie.

Le danger est de croire que tout ce que l’on a va de soi et est acquis définitivement.

Je me souviens d’une tradition ancienne, lorsque j’étais enfant et que j’allais en colonies de vacances, qui consistait à bénir le repas que nous allions prendre; la prière chantée disait quelque chose comme : « bénissez Seigneur, bénissez ce repas, cette table accueillante ».   Cela semblait désuet et inutile; au fond, quoi de plus normal d’avoir un repas servi chaque jour ? Et pourtant cela avait tout son sens : remercier et reconnaître notre chance de pouvoir manger à notre faim.

Avoir de la gratitude, c’est aussi voir le bénéfice dans toutes les difficultés que nous rencontrons, car sans elles, nous n’aurions pas réussi à nous dépasser, à trouver des voies nouvelles. Exercez-vous à trouver au moins trois bonnes raisons devant chaque évènement même douloureux de l’existence.

Remercier, c’est aussi dire merci à l’autre, merci d’être qui tu es, merci d’être là pour moi. Sans oublier de se remercier soi-même. Merci pour la merveilleuse personne que je suis devenue, merci d’avoir survécu à tout cela durant toutes ces années, merci d’avoir fait en sorte que je sois juste moi, avec mon libre-arbitre et mes capacités parfois même insoupçonnées.

Merci pour l’avoir et aussi merci pour l’être.

Plus vous trouvez des raisons de remercier, plus la vie vous offrira des opportunités de dire merci.

Merci de m’avoir lue jusqu’au bout !

Et vous, quand vous êtes-vous dit merci la dernière fois ?

Répondez dans les commentaires ci-dessous :

Partagez:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *